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Emmanuelle Bottreau

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Rennes - Nouvoitou - Fougères

  • Emmanuelle Bottreau

La mesure du QI

La mesure de l’Intelligence avec le test QI (= Quotient Intellectuel) est-elle seule mesure de l’intelligence des enfants, adolescents et des adultes ?


D’abord, qu’est-ce que c’est que le QI ?

Le QI est mesuré par des échelles de Wechsler, en fonction de l’âge du sujet. Un psychologue américain (David Wechsler) les a largement diffusées. On retrouve :

- Le WPPSI – Weschler Preschool and Primary Scale of Intelligence pour les enfants de l’âge de 2 ans et 6 mois à 7 ans et 3 mois.

- Le WISC – Wechsler Intelligence Scale for Children qui concerne les enfants de de 6 ans à 16 ans et 11 mois

- Le WAIS – Weschler Adult Intelligence Scale pour les jeunes et les adultes de 16 à 79 ans et 11 mois.


Que mesure le QI ?

C’est tout d’abord le résultat d’un test psychométrique qui fournit une indication quantitative – et standardisée - de l’intelligence humaine.

Le QI est mesuré par un psychologue suivant différents items (par exemple ici pour le WISC-V) ou subtests = similitudes :

  • vocabulaire (définir des mots)

  • compréhension (expliquer les règles sociales)

  • cubes (reproduire avec des cubes bicolores une construction présentée sur une image)

  • matrices (sur une série de figurines, il faut trouver la suivante)

  • mémoire des chiffres (répéter à l’endroit ou à l’envers, une série de chiffres)

  • code (coder une série de chiffres)

  • symboles (repérer des symboles dans une série de lignes)

  • balances (indiquer le poids manquant d’une balance qui permettra d’équilibrer les plateaux)

  • puzzles visuels (reconstituer un puzzle complet à partir de différentes possibilités), mémoire des images.


Ainsi, différentes formes d’intelligence sont mesurées grâce à différents indices (toujours avec le WISC-V) :

- Indice de Compréhension Verbale avec la mesure des connaissances acquises par l’enfant dans son environnement, de la formation de concepts verbaux, du raisonnement verbal et de l’expression verbale

- Indice Visuospatial avec la mesure du traitement visuospatiale, de l’aptitude à construire des formes géométriques à partir d’un modèle

- Indice de Raisonnement Fluide avec la mesure de l’aptitude de l’enfant à déceler le rapport conceptuel sous-jacent entre objets visuels et à utiliser le raisonnement pour identifier et appliquer des règles

- Indice de Mémoire de Travail avec la mesure de l’aptitude à enregistrer, maintenir en mémoire de travail et manipuler les informations visuelles ou auditives dans le domaine conscient

- Indice de Vitesse de Traitement avec la mesure de la rapidité et de la précision de l’identification visuelle, de la prise de décision et de l’application de la décision.



Un peu d’histoire sur les tests

Il faut savoir que la première échelle mesurant l’intelligence est publiée en 1905 et est nommée Echelle métrique de Binet et Simon. Elle détermine l’âge mental de l’enfant.


David Wechsler sort ensuite un test qui applique une mesure différente au test mais aussi aux sous-tests de son échelle. La notion de quotient est conservée par David Wechsler mais cela ne repose pas sur une division mathématique. C’est plus pour des raisons historiques que la notion de QI a été conservée.


En 1904, Charles Spearman met en évidence le facteur G (ou Facteur Général) en indiquant que toutes les performances mentales pourraient être conceptualisées en un seul facteur d’habileté général et en un grand nombre de facteurs étroits, spécifiques à certains types de tâches.




Puis les moyens technologiques ont évolués et les tests d'intelligence se sont multipliés. Des modèles plus précis et récents concilient les deux théories.


Ainsi, la théorie de Cattell-Horn-Carroll est le modèle actuellement le plus reconnu et le plus étudié au niveau de l'approche psychométrique. Il suggère que le QI peut représenter le Facteur G et décrit l’intelligence et les capacités cognitives humaines sous forme d’une structure hiérarchique.


En 1939, Louis Léon Thurstone remet ensuite en cause le Facteur G de Spearman, en soulevant sept facteurs principaux qui font partie d'une multitude de facteurs :

  • facteur spatial (représentation des configurations)

  • facteur perception (saisie de détails dans une configuration)

  • facteur verbal (compréhension des données)

  • facteur lexical (mobilisation du vocabulaire)

  • facteur mémoire (faculté de mémorisation)

  • facteur numérique (réalisation de calculs)

  • facteur raisonnement (définir et trouver des liens entre des éléments).


En reprenant les analyses de Spearman, Thurstone conclut que ces sept facteurs représentent autant de types d’intelligences et n'nt pas de lien entre eux. Le Facteur G de Spearman n’existerait donc pas.


En conclusion, les tests de Wechsler restent au jour d’aujourd’hui les plus utilisés dans la mesure du QI, même s’ils font l’objet de critiques méthodologiques, psychométriques ou théoriques.